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La 34ème Fête du livre aura lieu du 31/01 au 4/02/2018

La résidence de Charlotte Erlih a lieu du 1er avril au 28 juin

Le petit mot de remerciement de Charlotte Erlih

« MERCI » est vraiment le mot qui me vient à l'esprit pour résumer ce séjour.
Merci de m'avoir offert l'opportunité d'avoir trois mois devant moi pour écrire.
Merci de m'avoir conduite à mener des ateliers d'écriture, ce que je n'avais encore jamais fait jusqu'à présent et qui m'a passionnée.
Merci d'avoir tout fait pour que je me sente bien, accueillie, entourée. Et par cela, j'entends les temps de convivialité comme les repas d'accueil, d'au revoir, et ceux qui ont eu lieu autour de l'exposition chez Nikos, mais aussi la présence à la fois attentive et discrète de Laurent, Carole et Cécile, et de tous les bénévoles de l'association qui m'ont si gentiment invitée, de temps à autres. Sans oublier la qualité du logement, l'indépendance que m'a permis le fait d'avoir une voiture, la carte de bibliothèque grâce à laquelle j'ai pu me nourrir de livres et de films...

Pour regarder les choses un peu plus dans le détail, je dirais avant tout que j'ai trouvé idéal le rapport entre les « temps de médiation » et mon temps d'écriture. J'ai bénéficié de tout le temps qu'il me fallait pour travailler pour moi, tout en étant régulièrement en contact avec le public – que ce soit à travers les deux ateliers d'écriture pour adolescents (à Nyons et Pierrelatte), l'atelier d'écriture pour adultes, l'exposition chez Nikos avec lecture d'une partie de « Highline » au finissage, et la soirée en médiathèque autour de mon dernier court métrage, « L'abîme ». J'ai beaucoup aimé la variété de ces actions, ainsi que la variété des publics face auxquels elles m'ont mise.
Au début, j'étais un peu dubitative quant au projet d'exposition autour de mon travail, étant auteure et non illustratrice. Finalement, je suis heureuse de m'être pliée à l'exercice. Même si l'exposition était moins immédiate d'accès et demandait plus d'effort que lorsque l'on expose uniquement des images, il me semble que l'on y a proposé des documents qui ont pu intéresser une partie du public au moins.
Pour la soirée en médiathèque, j'étais très heureuse de proposer cette formule : lire la nouvelle dont est adapté mon court métrage, le diffuser, puis discuter avec les spectateurs de la question du passage du texte à l'image.
Quant aux ateliers d'écriture, les expériences que j'ai vécues à Nyons et à Pierrelatte ont été très différentes l'une de l'autre, du fait des publics concernés – dans le cas de Nyons, un groupe d'élèves volontaires, collégiens et lycéens mélangés, avec un bon niveau scolaire, et dans le cas de Pierrelatte, une classe de 3è avec un niveau scolaire préoccupant.
Dans les deux cas, j'ai abordé le travail avec des objectifs et des consignes similaires, et finalement, je ne regrette pas de l'avoir fait. Mais en cours de route, j'ai un peu douté du bienfondé de ma démarche à Pierrelatte, et pensé que j'aurais peut-être dû proposer des objectifs moins ambitieux. Comme les élèves avaient déjà commencé à s'investir dans le projet, je n'ai pas voulu modifier les règles en cours de route. J'ai donc essayé plutôt de m'adapter. J'ai proposé notamment des exercices d'écriture ludiques à chaque séance, en plus du reste, pour essayer d'instaurer un rapport de plaisir à l'écriture (ce qui me semble avoir bien marché).
Ces objectifs exigeants (l'écriture d'une nouvelle en 5 séances de 2 heures), je ne les ai pas atteints seule, mais avec l'aide précieuse des encadrants des ateliers. Ainsi, à Pierrelatte, où l'enseignante de français s'était engagée seule dans le projet, j'ai impliqué un peu « de force » ( !) la documentaliste du collège, et Cécile Fouré, venues toutes deux en renfort sur les trois dernières séances. Sans elles, il aurait été difficile de mener à bien ce travail, et je pense que les résultats n'auraient pas été aussi encourageants. Quant à Nyons, il y avait deux documentalistes impliquées sur le projet, ainsi qu'un professeur de SVT qui s'est greffé à notre aventure par intérêt personnel.

J'insiste, pour finir, sur le bonheur qu'a été pour moi cette parenthèse de trois mois. Je ne sais quand sera la prochaine fois de ma vie où j'aurai le luxe de partir si longtemps en ermitage ! Je conclurai donc par le même mot que celui par lequel j'ai commencé : MERCI...

Charlotte Erlih

3, 9 et 10 avril : « Et toi, ton thème... »

Roumanille-pour-site

Les ateliers d'écriture auprès des scolaires ont débuté depuis deux semaines. L'un à Nyons, avec le « club des Incos », rassemble des élèves du Lycée Roumanille et du collège Barjavel ; l'autre à Pierrelatte, avec une classe de 3ème du collège Gustave Jaume. Le projet avec l'auteure de Bacha Posh a été amorcé lors de la Fête du Livre : ces deux groupes l'y avaient déjà rencontrée, et reçu une consigne.

 
"Trouve un sujet, tiré de la réalité, comme point de départ d'une fiction..."

Journalistes en herbe, défenseurs des droits de l'Homme et jeunes historiens ont fait feu de tout bois pour trouver des informations concernant leur thème. Aidés du CDI, d'internet, de films et témoignages, ils sont arrivés plus ou moins bien harnachés pour la première session, mais tous motivés et prêts à être aiguillés par Charlotte Erlih.

En cercle, chaque sujet est alors discuté, ses différents aspects décortiqués. Charlotte mène le débat, poussant les jeunes à déterminer ce qu'il leur plairait d'aborder dans leur nouvelle. Pour chaque sujet, les possibilités d'histoires sont infinies, ce que découvrent les jeunes avec délice. Chacun trouve son « axe », sa « porte d'entrée » dans la fiction, avec l'aide de Charlotte et des autres jeunes, qui participent d'abord timidement, puis plus librement. Pourjaume-pour-site la prochaine fois, Charlotte leur propose des livres, des films pouvant orienter leur recherche documentaire. Parallèlement, ils devront réfléchir à leurs personnages, la situation de départ de leur histoire... Parce que « s'il n'y a que des méchants méchants et des gentils gentils, on s'ennuie... Pour faire une bonne histoire, il faut que ça soit un peu plus compliqué que ça ! ».

 

par Louise G.

 

27 et 28 avril : Les labyrinthes du récit

 

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Ci-dessus Charlotte Erlih et Nelly Bonnin, professeure de français, au CDI du collège Jaume.

A Nyons et à Pierrelatte, les projets d'écriture des élèves avancent, parfois en crabe, parfois en flèche, et ponctués de petits jeux d'écriture oulipiens. Qu'il y a loin, de l'idée à sa mise en récit ! Chaque élève ou groupe d'écriture s'empare à son rythme de la matière brute, et teste collectivement sa résistance, à coups de questions-réponses.

« Attends, mais le père, il en pense quoi de l'avortement de sa femme ? Ah, il est mort... Déjà? »

« Ton personnage apprend la langue des aborigènes en trois jours... T'es sûr ? »

« Alors ça commence à la naissance de ton personnage jusqu'à ses vingt-cinq ans. En deux pages. »*

Après la présentation en classe entière des sujets, les débats se font (ou se feront, les deux établissements progressant bien entendu différemment) en groupes de 4-5 élèves, encadrés dans chacun des groupes par un médiateur, documentaliste ou professeur.
Les grands enjeux sont de définir désormais la trame de l'histoire : quel début et quelle fin, quels personnages dans quel ordre et pourquoi ? Les jeunes sont aidés lors de cette étape cruciale par une petite feuille magique et par Charlotte qui les guide d'une voix sûre, véritable aléthiomètre de leur créativité.

* Cité sans le moindre soupçon de moquerie. Ce n'est qu'une fois dites que les incohérences apparaissent.

par Louise G.

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